Celui de l'Architecte

lui sans son bâton - inimaginable
instrument de mesure - instrument de correction
formé, éduqué, grandi au bâton - ennemi devenu allié



AUJOUR D’HIER

C’est l’instant de voir. Ce que j’ai derrière la tête. Qu’est-ce que tu as derrière la tête ?  sa question quotidienne.

 Aujourd’hui je peux l’écrire, ton massacre m’honore. Ces années dédiées à me détruire à m’esclavager à me réduire. Ces heures de peur dans les ténèbres les murs fermés le peu d’air l’aveugle lumière. D’où j’en suis c’est bien grâce à toi tes leçons tes brandissements. Brandir – la menace le bâton. Brandir – punitions humiliations. Brandir – l’intrusion la contamination. Brandir - jusqu’aux os et mes gémissements.
        Maître, je veux t’inscrire au frontispice. Merci aux mauvais soins, à l’épreuve. Je sais bâtir des murs à l’épreuve. A l’épreuve de toi de vos injures de vos violences. Je sais maçonner la défense. Protéger les miens.
        Toute une Construction le temps de comprendre. Déployer sans ployer. Déploiement temporel topologique. J’ai tant ployé. Temps et temps ployé sous ta main mon père.
Ensuite viendra le moment de conclure.
        Aux décideurs je dis laissez-moi le tant. Laissez-nous le temps. Nous bâtissons notre temple.

 



___________________________________________________________________________________________________

La Construction, éd. art&fiction, 2018







Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Jeûne

Hannah et ses échinops

NE PAS BLESSER