Accéder au contenu principal

Articles

SOUSTRACTION

  frissons de peau et d’oreilles ondulations rampantes le flou partout la rébellion du corps sur leurs têtes les vertèbres du ciel craquent le succès c’était ça parvenir à éclore à débuter une autre vie à venir jusqu’à la nature pas y revenir  enfant des villes rat des cités des vitesses des dangers des égorgements des attentats  fureurs & compétitions le succès c’était ça le chien au flanc avoir envisagé le choix venir au lent ils la bousculent : «  N’as-tu pas peur d’être MOINS  Moins invitée, moins écoutée, moins lue, moins crue, moins visible ? » être moins, soulagement
Articles récents

l'écart

  Militante du peu, du rien, du moins que rien militer ailleurs militer bras au ciel militante pour l’air l’arbre la bête militer pour l’écart militer écartée c’est toujours s’éloigner des brutalités des pressantes demandes pensée promenées dans la rosée  matinale le chien boit l’herbe il faut rincer  les gueules de la mort qu’attendent-ils de la poésie ? transformer la laideur en mots en beauté transformer la précarité en mots en richesse transformer les traumas en mots en poésie  transformer le béton en mot en espoir transformer l’impossible transfigurer passer au travers du réel ………………………… [illustration : Zô Sanshôshi kyôka, 1830]

2022

  À Paris, Toulouse, Lyon, Rouen,  des espaces pour se retrouver, se rencontrer,  créer et inventer une nouvelle année. Rendez-vous   ICI

Smog

Ce brouillard où ils me laissent tâtonner Ce brouillard où ils me tâtonnent Ceux aux bras nombreux Cent baveux Tâtonnements Te travaillent au corps Les mots Proies et ombres           Os            à           Os Je me tais - que fais-tu au juste ?

Petit Poucet

  NOUS NE SOMMES PLUS LE PETIT POUCET  MAIS LES CAILLOUX

l'herbier

  elle se retourne les reins appuyés sur le plan de travail devant elle du vide du temps  elle gratte sa gorge sa voix  s’é  brèche délicatement très délicatement elle broute sur son bras la ligne verte des ptéridophytes les crosses fondent  sous sa langue jusque sous ses aisselles c’est tendre

immensité

  bien sûr qu’elle ignorait les recoins du monde venue vivre ici elle ignorait jusqu’au goût de la terre et les immensités de la pluie du vent des saisons Pourquoi pars-tu avaient-ils demandé et elle un sourire est-il une réponse ? elle se gardait bien et depuis longtemps de donner des réponses plutôt ouvrir un livre et chercher lisser une page et écrire l   a     p    o    é    s    i    e

Les ALBERS

  Anni Albers/détail tissage Je sais Lorsque de couleurs je chavire Lorsque dans la couleur je chavire Lorsque les salles d’exposition deviennent forêt Lorsque les larmes me nouent la gorge Lorsque je range le téléphone sors le crayon le carnet Lorsqu’Écrire Lorsqu’un battement de cœur, une idée /un battement de cœur, un désir /un battement de cœur, une envie Lorsque désir désir faire faire faire créer Lorsque je sens mes yeux ils crissent ils frottent ils se frottent aux œuvres     j amais assez Lorsque je chante d’une salle à l’autre d’une œuvre à l’autre je ris Lorsque je sais pourquoi j’existe l’amour existe lui-aussi Lorsque je respire            enfin Anni et Josef Albers L'art et la vie Du 10 septembre 2021 au 09 janvier 2022 au MAM

morsure

  œil édenté ne passe plus par ici aucun éclat il faut attendre attendre le saut l'entrée dans le jour il faut attendre attendre ce jour à genoux  tête posée sur ton épaule attendre le jour mordu par notre regard

Jogging

  Jusqu’aux épaules dans le chemin creux cheminer de l’arbre à la table du potager au cahier de la cuisine à la chambre le chien danse en hauteur balancement de sa queue gyrophare nul joggeur ici