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Affichage des articles du novembre, 2018

Respirer

Enfants abîmés. Descendus dans l'abîme. Expédition. Exécution Qui n'a rien dit Qui n'ont rien dit Je décabosse les phrases Ses mains sentent l’éponge                                l’évier sur la gorge il faut respirer et dans la culotte il faut respirer il faut respirer toujours Qui n’a rien dit Qui n’ont rien dit Des documents sans titre REMPLIR décabosser l’enfance Respirer il faut respirer ne pas l’oublier Je est bien arrivée à la maison dans un endroit où les murs sont silencieux Je est un peu folle en ce moment à la maison mais la semaine prochaine tout ira mieux le mercredi 10 après-midi serait l'idéal pour le moment Je ne sait pas si elle peut survivre Respirer Qui n’a rien dit Qui n’ont rien dit

L'hybride

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LISTEN LA CONSTRUCTION : IMPRESSIONS D’UN HÔPITAL NAISSANT

Charabia

je marque la page de mon identité je vois le monde au pied de ma lettre par moi par soi par ailleurs j’honore les contre-évidences en tant que telles je suspends le langage je flirte avec le charabia je taxidermise les vies j’entends la voix de la dépouille de la traque au meurtre du savant dépeçage au lent remplissage du réel à la phrase de la chair au papier

L’Avant-dernier des Hommes

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Une soirée en deux mouvements et milliers de mots : 1. Lecture d’ Une langue inconnue par l’auteur, sa voix et celle du violon de Mathias Levy, pas un dialogue, un chœur un chant deux langues. Novarina il élève le cahier chargé de son écriture jusqu’à nous, il projette sa voix vers nous, une voix biographique, l’origine d’un langage, l’énumération d’une vie qui commence avec la naissance de la mère et la naissance du fils et la chanson hongroise, lieu des premières émotions linguistiques et acoustiques, terre du départ. D’où s’énoncent et s’enroulent les histoires de langue, maternelle donc, et aussi les langues étrangères déportées exterminées dérivées nourricières manquantes traçantes aventureuses enracinées, toutes les langues qui bruissent autour de l’homme qui tend l’oreille. Elles écrivent la fiction de l’enfant Novarina sa feuille toujours tendue vers nous il nous donne sa voix à voir à boire à mâcher à écouter, sa langue d’animal, « la bête respiratoire saisie dans

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La colosse

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Des mots et des archives

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Vendredi 23 novembre 2018  20h30  à l'invitation de la M.I.E.L., Villevêque, galerie 377 lectures et discussion autour de l'écriture et l'archive avec  Bacon le cannibale Les tondues  Unica Zürn (Ruines) Petra Piera Pierette & Létroit (L'Apparition)

VERTICAL/E

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plq, dubliner, 2018 une nouvelle norme                                                                  de soleil                                                EXTRAVAGANT/E une nouvelle forme                                                                    au fin fond                                                VERTICAL/E de la forme                                                                                 de l’ourlet                                                NÉVROSE de la norme                                                                                le lanGAGE                                                FONDAMENTAL/E à la place                                                                                    du frisson                                                ABSTRAIT/E de la place                                                                                  le remous

15 NOVEMBRE

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Jeudi 15 novembre 2018 à 18h30 à la   Fondation Jan Michalski   Rencontre-Performances avec Perrine Le Querrec : «La Construction» Recto/Verso, La construction A l’occasion de la parution aux éditions art&fiction de  La Construction  de Perrine Le Querrec, soirée consacrée aux plis du journal d’un architecte en charge de la réalisation d’un asile psychiatrique, pour penser la notion d’enfermement et questionner les liens entre architecture, écriture et lecture. LE PROGRAMME DE LA SOIRÉE  18h30  Table ronde écriture & architecture, modérée par Lucienne Peiry (curatrice d'art brut), avec Perrine Le Querrec, Stéphane Fretz (éditeur art&fiction) et Alexandre Blanc (architecte du bureau Bakker & Blanc et professeur à l’EPFL) 19h30  Performance artistique d’Alexandra Sand 20h00  Lecture à six voix au gré des déploiements 20h30  Signature et apéritif Egalement, exposition du matériel de travail et de l’exemplaire original unique de  La Construc

La peur quel visage ?

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DISSONANCES#35

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Ma honte est dans le nouveau numéro de la revue Dissonances

Aparté

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  plq, aparté, 2017

Humeur

Je ne peux pas écrire si vous parlez, On ne vous dérange pas si on s’assoit près de vous ? polie je désespère dérape enrage Non allez-y, allez-y dérangez-moi profondément totalement vous me dérangez jusqu’aux entrailles vous vos voix vos commentaires bruits m’empêchent vous m’empêchez de respirer de penser d’écrire je ravale mes mots cette cohue à la lisière de ma peau, rebouche mon stylo.

Les choses de la maison

Elles et nous Assignées aux choses de la maison linge sale fer brûlant légumes bouillis troupeaux de moutons chiennes fidèles derrière les portes   Nous la plainte J'écris à l’abri des regards j'écris la riposte La vie vous fait-elle trembler          Matière à mettre en page Je Elles Nous permettre les semaines de destruction Se lever ensuite Elles nous nous levons comme une révolution la nuit est encore jeune

Crave / Sarah Kane

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Les voix noires de l’amour sont impénétrables. Sous leurs masques opaques les voix C,M,B,A, personnages de CRAVE, incarnent le long poème vital de Sarah Kane. Une déchirure du langage et des sentiments : « On contrôle, on contrôle, on relâche et on contrôle ». Antea Tomicic nomme et dirige les ombres, elle créé et développe un langage visuel et physique qui prononce le texte, le libère d’interprétations hasardeuses, étroites, conventionnelles. Sur le sol quatre voix plantées, C,M,B,A quatre corps d’ombres, quatre visages masqués. Ne faisons pas tomber les masques. De cette noirceur jaillissent les voix, les mots s’entendent, enfin il s’entend le langage brisé de Kane c’est lui qui occupe toute la scène, lui qui joue, lui qui bouge, lui qui nous prend par la gorge et les tripes. Les voix masquées sonnent dans nos têtes en proie aux voix dans ces moments de haute tension que sont La rencontre L’amour Le désir Les ruptures de soi La haine Les violences amou