La fin



L’histoire n’a aucun sens les jours en désordre ton écriture sans défense déplie son plan
Il n’y a que la fin qui doit être à la fin car j’ai écrit la fin dès le début tandis que les pages volantes restaient toujours ventres au ciel cous craqués
Chaque début annonce la fin des mondes quittés d’autres rejoints et comme on y court avec ce plomb sur les paupières
Rechute on ne sait si assise ou debout c’est ça l’écriture personne pour te voir t’entendre quand tu geins t’agenouilles tombes parce qu’il faut bien les escalader les ruines du portrait tiré à quatre crayons
Ça fracasse jusque sous tes pieds pas à pas ton singe sur l’épaule tu touches les marcheurs les cracheurs les mâcheurs les bannis les reclus les revenus-encore les revenus-toujours le revenu jamais
Jamais jamais plus nue que nue dans la salle des nus jamais jamais
Il suffirait d’enlever les mots des phrases














Posts les plus consultés de ce blog

Jeûne

a r c h i p e l s

ICI ET LÀ